Société

Internet: et si les fournisseurs commençaient à payer les dommages aux togolais?

La question mérite d’être posée au regard des nombreuses pertes occasionnées par la restriction d’accès à internet ces derniers temps dans le pays. Depuis la nuit du 5 septembre jusqu’à hier dimanche dans la soirée, il a été quasiment impossible pour bon nombre de togolais de travailler avec la connexion internet.

Cette coupure d’internet était survenue à la veille d’une manifestation de l’opposition. « Simple coïncidence ou manigance ? », s’est interrogé plus d’un. Simplement, c’était une décision du gouvernement. Selon Gilbert Bawara, ministre de la fonction publique qui a confirmé la perturbation de l’internet, c’était pour des raisons de sécurité nationale. « Ce n’est pas une surprise qu’un État soit amené pour des raisons de sécurité nationale, à mettre un système de contrôle des communications. Ça se passe aux États-Unis, ça se passe en France », a- laissé entendre lors de son passage dans une émission radio chez nos confrères de  Victoire FM.

Mais pour un État qui aspire au développement, qui promeut l’entrepreneuriat, restreindre l’accès à internet 5 jours durant ne ralentirait pas les activités économiques ? Quand on sait qu’aujourd’hui l’internet est par excellence un outil de travail et en considérant sa part dans le PIB national (10%) ?

Si l’on s’en tient à notre titre, à combien s’évalueraient les dommages que les sociétés de téléphonie mobile ainsi que les autres fournisseurs d’accès à Internet devraient payer aux  consommateurs togolais? Il n’est plus à rappeler que le prix de la connexion internet au Togo est élevé. Et si le consommateur doit payer un lourd tribut pour accéder à internet et qu’à la fin cette connexion soit interrompue sur une longue durée et à des fins politiques, alors il y a matière à débattre. Il s’agit là d’une violation des droits de l’homme et les associations de défense des droits des consommateurs devaient monter au créneau.

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Umalis