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Des journalistes togolais jetés en pâture sur les réseaux sociaux : Ça suffit !

Un communiqué conjoint a été publié par l’OTM, le CONAPP, l’UJIT, URATEL et le SYNJIT pour signaler l’exposition sur les réseaux sociaux de certains journalistes et les menaces proférées à leur endroit. Ces organismes de Presse dénoncent ces actes d’atteinte à la liberté d’expression. Lecture !

COMMUNIQUE CONJOINT

De l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), du Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP), de l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT), de l’Union des Radios  et Télévisions Libres (URATEL) et du Syndicat des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT),

(relatif à l’exposition sur les réseaux sociaux et aux menaces proférées à l’endroit des journalistes).

Depuis quelques jours, des photos-montages  de  journalistes notamment d’Aimé EKPE, directeur de publication du bimensuel L’Equipe Sportive et président de l’Observatoire Togolais des Médias(OTM), de Crédo TETTEH, directeur de publication de l’hebdomadaire  Le Médium, d’Eli GOKA journaliste-animateur à Radio Métropolys et de Firmin TÊKO-AGBO, journaliste chroniqueur circulent sur les réseaux sociaux. Elles sont accompagnées d’injures et plus graves, de menaces d’atteinte à leur intégrité physique et de mort sur leurs personnes. Ces confrères sont indexés, stigmatisés et menacés parce que leurs analyses et commentaires sur la situation sociopolitique dans notre pays, seraient favorables au Gouvernement.

Il y a une semaine, c’est le confrère Joseph GADA, directeur de publication de l’hebdomadaire  Economie & Développement qui a été victime d’intimidations et fait l’objet de menaces pour ses positions exprimées lors d’une émission sur Kanal FM.

L’’OTM,  le CONAPP, l’UJIT, l’URATEL et le SYNJIT sont scandalisés par ce climat de terreur qu’essaient d’instaurer certains individus pour intimider les journalistes et leur dénier leur droit à la libre expression.

L’OTM,  le CONAPP, l’UJIT, l’URATEL et le SYNJIT condamnent avec la dernière rigueur la stigmatisation sur les réseaux sociaux des confrères et la tentative d’entraver la pluralité des opinions dans l’espace public et médiatique de notre pays.

L’OTM,  le CONAPP, l’UJIT, l’URATEL et le SYNJIT rappellent  que la liberté d’expression est un droit fondamental reconnu par l’Organisation des Nations Unies (ONU)  et consacré par la Constitution togolaise.  Nul  n’a donc le droit, quelles que soient ses motivations,  de tenter par des manœuvres inacceptables, de porter  atteinte  pilier essentiel de la démocratie.

L’OTM,  le CONAPP, l’UJIT, l’URATEL et le SYNJIT mettent en garde les auteurs de ces actes délictuels qu’ils entendent préserver cette diversité et cette pluralité d’opinions qui caractérisent la presse privée togolaise, et se réservent le droit de les poursuivre en justice le cas échéant.

L’OTM,  le CONAPP, l’UJIT, l’URATEL et le SYNJIT Interpellent  vivement  les  autorités  afin qu’elles mettent  tout  en œuvre pour  garantir aux journalistes et autres agents de médias,  le libre exercice de leur profession.

L’OTM,  le CONAPP, l’UJIT, l’URATEL et le SYNJIT appellent l’ensemble du monde médiatique au respect des règles d’éthique et de déontologie ; et à faire preuve de vigilance et d’élan de confraternité dans cette période où certains veulent remettre en cause un  droit chèrement acquis, celui de la libre expression.

 

Fait à Lomé, le 29 août 2017.

 

ONT SIGNE :

Pour l’OTM, le vice-président, Rigobert BASSADOU

Pour le CONAPP, le secrétaire général, Fabrice PETCHEZI

Pour l’UJIT, la secrétaire générale, Patricia ADJISSEKU

Pour l’URATEL, le président, Modeste MESSAVUSSU

Pour le SYNJIT, le secrétaire général, Alphonse LOGO

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