Politique

Togo / Tikpi Atchadam : « Ce n’est plus une affaire du PNP, c’est une affaire des Togolais »

Depuis l’organisation des marches synchronisées du samedi 19 août dernier, le président du Parti National Panafricain (PNP) est introuvable. Où se trouve-t-il ?, c’est la question fondamentale qui taraude les esprits. « Il est en sécurité », ne cessent de rassurer les membres de son parti. A la surprise générale, il s’est prononcé ce vendredi soir dans le journal Afrique sur TV5. En résumé, voici ce qui a été dit !

C’est au soir de ce vendredi 25 août, journée « Togo mort » décrétée par le CAP 2015, le PNP et le Groupe des 6 en mémoire des morts du samedi dernier, que Tikpi Atchadam a été invité sur le plateau de TV5. « Aujourd’hui, la suite de l’action n’est plus une action du seul PNP. C’est une démarche commune. C’est une action qui va être décidée, menée et conduite jusqu’au bout par le peuple togolais. Et vous voyez qu’aujourd’hui l’ensemble de l’opposition se retrouve pour la suite à donner. Oui, l’avenir sera clair sur les actions à mener par l’ensemble de l’opposition », a-t-il promis.

« Moi je suis adepte de Cheikh Anta Diop. Le parti s’appelle Parti national panafricain. Avez-vous jamais rencontré un panafricaniste tribaliste ? Avez-vous jamais rencontré un panafricaniste ethniciste ? Cela n’existe pas ! Cela n’a jamais été une question de la communauté tem ! Je vois même des montages dans les journaux. Des montages grossiers, où vous voyez quelqu’un en rouge qui tient une arme, soi-disant arme arrachée par un militant du PNP des mains de la gendarmerie. C’est archi-faux, c’est un montage grossier », s’est-il défendu à propos de l’étiquette de tribaliste qui lui est collée.

Concernant ses relations avec le Chef de file de l’opposition, Tikpi Atchadam confie : « Jean-Pierre et moi, nous sommes ensemble en tout cas. Avec les autres aussi de l’opposition, pas que nous deux ». « C’est une affaire des Togolais, gérée et pilotée par l’ensemble des partis d’opposition qui sont en train de se battre pour la liberté dans notre pays. Si le peuple est prêt, il n’y a pas d’objectif que nous ne puissions atteindre. Si le peuple est debout et déterminé, il n’y a aucun problème pour arriver à notre résultat, c’est-à-dire la Constitution de 1992, et le droit de vote de la diaspora ! Ou alors, il faudra que ce régime parte s’ils ne sont pas prêts à accepter ces revendications somme toute légitimes ! », a-t-il précisé.

Commentaire d'article

Umalis