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Togo/Marche du PNP : Le directeur du journal « le correcteur » accuse

La nouvelle s’est fortement  répandue sur les réseaux sociaux ce  samedi 19 Aout 2017 : Un journaliste  avait été agressé par les forces de l’ordre à la marche du PNP. Accompagnée de certaines images sanglantes, cette information   avait pourtant été prise avec des pincettes. Pour beaucoup, c’était encore « les rumeurs des réseaux sociaux ». Dans un communiqué, le directeur de publication de l’organe duquel le journaliste est issu apporte confirmation et donne des détails sur l’affaire.

Dans sa note, Honoré kokouda Adontui, revient sur les circonstances qui ont conduit à l’agression de son reporter.
« Le samedi 19 juillet, des Togolais étaient dans la rue à l’appel du Parti National Panafricain (PNP) qui a organisé une marche pour exiger le retour à la Constitution de 1992 et le vote de la diaspora lors des prochaines consultations électorales. Fidèle à son devoir de recherche et de collecte d’informations, la direction du journal LE CORRECTEUR a dépêché sur le lieu du début de la manifestation un de ses reporters. Bien que notre reporter soit en gilet de journaliste et donc facilement identifiable, il a été pris pour cible par les Forces de l’Ordre qui, dans leur répression des manifestants l’ont atteint au crâne par une balle en caoutchouc au niveau du Grand Pont d’Agoe-Nyive, causant de graves blessures qui ont nécessité des soins médicaux d’urgence » peut on iire dans le communiqué.

Pour le DP du journal, cet incident n’est point une coïncidence. «  Le point d’impact du tir, la tête, laisse présumer une volonté manifeste de l’exécutant d’atteindre mortellement sa cible, ce qui peut être assimilée à une tentative d’assassinat ».

De ce fait, la direction du journal LE CORRECTEUR « condamne avec la plus grande vigueur cette forme de violence gratuite, volontaire et inexpliquée dont les Forces de l’ordre ont fait montre, mettant dangereusement en péril l’intégrité physique d’un citoyen dans l’exercice de sa profession et appelle les autorités togolaises à mettre en œuvre tout ce qui est de leur pouvoir afin que les auteurs soient sanctionnés conformément à la loi ».

Le numéro 1 du journal dit «  prendre à témoin les organisations de la presse ainsi que l’opinion nationale et internationale sur les agissements des forces de l’ordre envers les journalistes dans l’exercice de leur profession au Togo ».

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Umalis