Société

Togo : Si Farida Nabourema devait être jugée pour ses propos…

Elle compte un grand nombre de sympathisants, totalise beaucoup de «  like » sur facebook, draine une horde de « suiveurs » sur twitter, et sur whatsapp ses « vocals » sont « partagés » au maximum. Bref, Farida Boureima est une jeune fille très adulée des réseaux sociaux. Pour cause, elle ne fait pas de cadeau aux chefs de l’Etat africains particulièrement à celui du Togo et au gouvernement togolais. Ses propos virulents et sa hargne sont décuplés par une seule chose : la mauvaise gouvernance . Cependant la jeune fille est-elle pour autant libre de tenir tous propos ? Qu’arrivera-t-il si cette dernière s’attirait la colère de ceux à qui elle s’attaque ?

Depuis quelques jours une chanteuse sénégalaise dénommée Amy Collé Dieng est dans les mailles de la justice sénégalaise. Forfait commis : Avoir publié un message audio sur la plateforme mobile whatsapp dans lequel elle traitait le président Macky Sall de « Gecko » et de «  voyou ». Conséquence, la chanteuse est placée sous mandat pour « offense au chef de l’Etat» .

« De tels faits sont contraires à nos valeurs de paix, de fraternité et d’entente cordiale. Ils portent atteinte à l’honorabilité des personnes ainsi qu’à l’ordre public et sont punis par les dispositions du Code pénal, notamment celles relatives à la cybercriminalité qui prévoient l’application de peines pouvant atteindre dix années d’emprisonnement », a expliqué le procureur de la république en charge de l’affaire.

Le cas de l’artiste Amy Collé Dieng suscite réflexion. Si pour avoir utilisé deux termes, des personnes sont placées sous mandat dans d’autres pays, que pourra-t-il advenir au Togo ou des termes similaires fusent de tous parts? La liberté d’expression  a donné ces dernières années libre cours à des messages volatiles de tous genres frisant l’insulte à l’endroit des autorités. Ces abus sont notoires partout  mais le cas le plus « officiel » est celui de l’activiste Farida Boureima.  Qualifiée de « femme forte » par certains, cette jeune fille cache difficilement son hostilité au régime de Faure Gnanssigbe. Pour dénoncer les dérives du pouvoir Farida  utilise des termes durs, à la limite violents.

Si plusieurs apprécient ce qu’ils appellent « franchise », une reconsidération de ses propos s’impose. Les réseaux sociaux sont des armes à doubles tranchants et certaines fois, ils se retournent cruellement contre ses utilisateurs !

 

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Umalis