Culture & Réligion

Togo / Gestion des cultes religieux par l’État : Bientôt la fin du désordre !

En vue de la régulation de la liberté religieuse au Togo, le ministre de l’Administration territoriale Payadowa Boukpessi a effectué en début de semaine dernière une visite de travail à Rabat (Maroc). En effet, le Togo est le visage même de la laïcité vu que toutes les religions y sont acceptées et pratiquées sans aucune contrainte. Cependant, la liberté de culte voulant impliquer au capharnaüm, l’Etat a voulu intervenir.

L’acceptation mutuelle entre toutes les religions du Togo prend sa source dans la Constitution qui stipule en son article 11 que « nul ne peut être favorisé ou désavantagé en raison de son origine familiale, ethnique ou régionale, de sa situation économique ou sociale, de ses convictions politiques, religieuses, philosophiques ou autres ».  De même, l’article 25 insiste : « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion et d’expression. L’exercice de ces droits et libertés se fait dans le respect des libertés d’autrui, de l’ordre public et des normes établies par la loi et les règlements ».

Toutefois, la dernière clause de cet article semble être négligée. Résultat : les lieux de culte s’érigent en désordre sur toute l’étendue du territoire togolais et se permettent toutes les exactions. Par conséquent, le Togo veut s’inspirer du modèle marocain pour mettre de l’ordre dans ce cafouillage. « Le Maroc est un pays très organisé en matière de gestion des cultes. D’abord au niveau de la formation des imans, ensuite concernant la construction des mosquées. Nous allons nous inspirer de tout ce qui se fait ailleurs pour organiser cette liberté religieuse chez nous », a indiqué ce mardi le ministre Boukpessi.

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Umalis