Société

Togo : Quand les vacances scolaires riment avec la hausse du taux de prostitution…

Après 9 mois de durs labeurs et de privations, place aux vacances ! Les bars, cabarets et autres lieux de réjouissance sont devenus les destinations de prédilection des élèves. Bonjour libertinage, dépravation des mœurs, vagabondage sexuel! Les deux ou trois mois consacrés au repos après l’année scolaire sont devenus la période au cours de laquelle les élèves (filles comme garçons) abandonnent leurs tenues d’écoles et se convertissent dans divers métiers pour la plupart très risqués.

Les élèves essentiellement les filles se donnent à cœur joie aux activités « interdites » et difficiles d’accès pendant l’année scolaire. La pauvreté et la fuite de responsabilité des parents aidant, le nombre des prostitués dans les coins prisés de la capitale s’augmente au jour le jour. Après les vacances, les dégâts sont parfois énormes : grossesses non désirées, décès des certains élèves, propagation des maladies sexuellement transmissibles, abandon des études (par celles qui ont pris goût au « métier ») etc.

D’autre part, certains élèves plus conscients mettent à profit la période des vacances pour se remettre à niveau dans les études ou pour exercer des activités décentes génératrices de revenus. Mais, ceux-ci constituent plutôt une infime partie. Courtes jupes, poitrines clairement exposées, vêtements provocateurs, alcool, sexe et drogue : c’est le lot des jeunes élèves pendant les vacances.

La police togolaise, décidée à mettre un frein au phénomène, a fait une descente inopinée ce mardi à Dekon, l’un des coins chauds de la capitale togolaise. Ce fut la débandade totale. Exaspérées, celles qui se disent « maîtres des lieux » ne décolèrent pas de voir l’irruption des « petites » gâcher non seulement leur job mais aussi leur attirer des ennuis.

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Umalis