Culture & Réligion

Pour le rappeur togolais Olibig, « une carrière musicale c’est avant tout du business »

Sérieusement impliqué dans les meetings et autres manifestations organisées au cours de la campagne du parti au pouvoir pour les élections présidentielles de 2015, Olibig a essuyé beaucoup de critiques de la part de ses fans qui ne le portent plus dans leurs cœurs. Toutefois, ce dernier ne voit pas les choses de la même manière que le public togolais.

« Pour enregistrer un son, faire un clip et faire sa promo il faut de l’argent donc c’est tout à fait normal qu’un artiste accepte une proposition pour enregistrer une chanson en l’honneur d’une personnalité. Il n’y a qu’au Togo que le public ne fait pas de distinction entre ce qui relève du showbiz et de la politique. (…) J’ai fait une  chanson pour le chef de l’Etat parce qu’on me l’a commandée, si un leader de l’opposition commande une chanson aussi je vais l’enregistrer », a-t-il indiqué dans une émission le dimanche dernier sur la radio Métropolys.

Rappelons qu’il n’est pas le seul auquel le public colle une supposée appartenance au parti UNIR. D’autres artistes togolais à l’instar de King Mensah, Master Popa, Toofan ou encore le comédien Gogoligo sont vus d’un mauvais œil pour avoir participé à la campagne présidentielle de Faure Gnassingbé ou pour avoir composé une quelconque chanson à son honneur.

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