Politique

Les UST réclament une relecture de la loi sur la communalisation au Togo

La loi portant création des communes au Togo, adoptée le 23 juin dernier à l’Assemblée nationale continue d’être critiquée. Le sujet a encore fait l’objet d’une rencontre organisée ce lundi 31 juillet par les Universités sociales du Togo (UST). L’Organisation estime que cette loi comporte des insuffisances et suscite de multiples inquiétudes. Elle demande à cet effet sa relecture.

« Quand on prend certaines communes, on se rend compte qu’il y a différents types de population du simple au triple. C’est inadmissible et inacceptable. Quels sont les critères qui ont prévalu à ce découpage ? », a indiqué Professeur David Dosseh, coordonnateur des UST. Pour lui, si cette loi est un pas vers une gestion décentralisée du pays, elle porte en elle des incongruités.

En effet les critères de création des communes d’après le projet de loi sont entre autres géographique, démographique, historique, culturel et économique. Mais le constat relevé par les UST est que, ces critères ne sont pas forcément respectés dans le découpage de plusieurs localités. M. Dosseh prend en exemple le cas de la préfecture d’Agoè-Nyivé, avec 139 km2 composée de 5 cantons pour une population de 399.411 habitants se retrouvant avec 6 communes à côté de la préfecture du Golfe composée également de 5 cantons qui a 6 communes pour une superficie de 236 Km2 et 1.147.284 habitants.

Les UST indiquent également que le processus doit être inclusif. « Il faut informer les populations avant de passer à des étapes aussi importantes comme celle de la création des communes », a-t-il dit. Face à ces irrégularités, les UST recommande au gouvernement que les critères de découpage soient clarifiés et la publication d’un calendrier clair sur le processus.

 

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