Economie

Audit et restructuration de l’UTB et de la BTCI : Conditions du retour du Togo au FMI

Dans les lignes du Mémorandum de Politiques Economique et Financière du Togo au FMI, l’Etat togolais est obligé de se plier aux exigences du Fonds Monétaire International (FMI) avant de bénéficier du programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC) du FMI sur la période 2017-2019 pour 241,5 millions de dollars américains. Et, l’organisme international a frappé là où ça fait mal…

Voici un extrait du document des résolutions :

  1. En tant qu’action préalable, le gouvernement va demander un audit indépendant des deux banques publiques (MPEF, paragraphe 18)

Les conclusions, qui seront communiquées au FMI et à la Commission bancaire, permettront d’évaluer le coût et de déterminer les modalités appropriées de leur résolution. Afin de connaître plus précisément le montant des fonds propres non réalisés dont dispose actuellement l’une des banques publiques, un expert évaluera son patrimoine immobilier, en particulier son siège social.

  1. Le gouvernement va prendre de premières mesures pour restructurer les deux banques publiques (MPEF, paragraphe 19)

Il envisage deux possibilités.

  • Si les règles de l’UEMOA permettent de créer une nouvelle banque qui fonctionnerait comme un repreneur, les autorités vont réfléchir à cette solution, le nouvel établissement prenant en charge la totalité du passif et tous les « bons » actifs des deux banques publiques. Il serait ainsi possible de réévaluer tous les avoirs immobiliers que possèdent les deux banques—ce qui équivaudrait à une injection de capitaux.
  • L’autre option consisterait à demander à la banque publique la plus solide de jouer le rôle de repreneur, ce que permet le cadre juridique actuel de l’UEMOA.

 

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