Education

Dégringolade du niveau d’éducation au Togo : Tricherie organisée au centre d’écrit de Kouvahey

Devant une situation caractérisée par la baisse constante du budget de l’Etat alloué au secteur de l’éducation, la qualité de l’enseignement qui laisse à désirer, le niveau très faible des apprenants, quoi de plus normal que des aberrations auxquelles on assiste de nos jours. La dernière en date est la fraude du « 150 000 FCFA pour accéder à des épreuves corrigées sur whatsapp ». Quand la pauvreté et le gain facile viennent s’y mêler, voilà ce que ça donne !

Ces dernières années, les techniques de tricherie lors des examens officiels deviennent sophistiquées d’année en année. Pour cette fois, c’est un réseau bien organisé d’enseignants qui aident les élèves à emprunter le chemin le plus facile pour accéder à l’enseignement supérieur : des corrigés de sujets proposés à l’examen sont mis à la disposition des candidats via whatsapp en plein examen. Et ceci, au nez des surveillants complices de la mise à mort du système éducatif togolais déjà agonisant. A l’heure où la formation des élèves est plus axée sur les techniques de triche que sur le développement de l’intellect, ces derniers, à leur tour, s’en remettent à ce vice pour réussir à l’examen.

Lycée Kouvahey, mardi 11 juillet : au cours de l’épreuve de français, un candidat a été surpris en train de recopier la version corrigée et a été exclus. Un autre candidat, dans le même centre, a été arrêté suite au constat de la même technique de triche. Alertée, une délégation de l’Office du BAC a effectué une visite à l’improviste dans ce centre d’écrit le vendredi 14 juillet, dernier jour de l’examen. Un candidat en Série D a également été interpellé. La question qui taraude les esprits est comment les candidats ont pu s’introduire dans les salles d’examen avec leur téléphone portable ?

Il faut dire que l’organisation même de l’examen du BAC II crée des conditions propices qui favorisent la tricherie des candidats. D’autres faits non négligeables sont à l’origine de cette situation : les conditions précaires de vie des enseignants, la mauvaise utilisation de whatsapp, la corruption érigée en loi dans le pays, l’inconscience des élèves et des parents d’élèves.

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Umalis