Santé

Togo / Selon Prof Claver Anoumou du PNLS, « avoir le VIH Sida n’est plus une fatalité »

D’après un constat général, la lutte contre le VIH Sida au Togo semble gagnée d’avance. Cependant, le virus continue son bout de chemin au sein de la population et les actes de discrimination envers les personnes infectées ont certes connu une baisse mais n’ont pas pour autant disparu. A quoi peut-on s’en tenir exactement ?

Selon Prof Claver Anoumou du PNLS (Programme National de Lutte contre le Sida), « le Togo a un plan stratégique de riposte 2016-2020 calqué sur celui de la nouvelle stratégie de l’ONU Sida qui tourne autour des trois 90 : 90% des personnes infectées doivent être dépistés, 90% des dépistés doivent être mis sous traitement antirétroviraux et 90% des patients sous ARV doivent avoir un traitement efficace ». Cependant, ces objectifs ne sont pas pour autant atteints. C’est pourquoi, la régression des campagnes de lutte contre le VIH/Sida, des sensibilisations de masse et des campagnes de dépistage n’insinue pas l’abandon de lutte, explique-t-il.

Prof Claver Anoumou peint ainsi le tableau de la situation : « 51 320 patients en décembre 2016 sont sous ARV au Togo pour un besoin estimé à plus de 80 000 patients. Nous avons un taux d’accès aux ARV de 60% ». Considérant le fait qu’il existe aujourd’hui un traitement qui permet de vivre le plus longtemps possible avec la maladie, il invite la population à ne plus considérer le Sida comme une maladie mortelle. Il appelle donc les personnes infectées à se faire signaler au plus vite et à être pris en charge.

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Umalis