Société

Togo : Des cultivateurs de Djogbé, victimes de la transhumance, exigent des réparations

En dépit des mesures prises par le gouvernement, la transhumance continue de poser des problèmes dans les localités au Togo. Pour la plupart du temps, les transhumants se mettent à dos les autochtones, ce qui ne favorise pas le vivre-ensemble et la cohésion sociale. Dans un courrier en date du 03 juillet, les cultivateurs de Djogbé non satisfaits des prestations de la DPAEH-Zio  se sont adressés au ministre en charge des collectivités locales.

A la suite de la destruction de ses plants de maïs et de manioc par les bœufs des transhumants, M. Akpatcha s’est adressé à la Direction Préfectorale de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique de Zio (DPAEH-Zio). « J’ai saisi le préfet et demandé réparation à la suite d’un constat qui a été réalisé depuis le 12 juin 2017. A mon grand étonnement, l’expert de la DPAEH-Zio a estimé dans son rapport qu’en tout et pour tout, le dommage que j’ai subi s’élevait à 86 400 FCFA alors que je réclamais 500 000 FCFA. Cette conclusion m’a laissé effaré et m’amène à demander si cet expert pouvait faire l’effort que j’ai fourni jusqu’à la maturité de mon maïs si on lui remettait 86 400 FCFA », déclare-t-il avec amertume.

Pour sa part, le chef section contrôle vétérinaire de la DPAEH-Zio se justifie : « l’itinéraire technique du champ n’a pas été respecté. Le rendement peut être estimé à une tonne l’hectare. Ainsi la production sur ce champ de 10,3 m² est estimé à 0,64 tonne soit 640 Kg. Le prix du kilogramme de maïs est de 135 FCFA. La production des 10,3 m² est donc évalué 135F/kg x 640=86 400 FCFA ». Non satisfait de ces calculs, le sieur Akpatcha ainsi que ses compagnons dans le malheur ont adressé des courriers aux ministres Ouro-Koura Agadazi et Payadowa Boukpessi, respectivement en charge de l’agriculture et de l’élevage et de l’administration territoriale tout en espérant obtenir gain de cause.

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