Société

Togo/ Dégradation de l’axe Lomé-Vogan Anfoin : Les usagers lancent un cri de cœur

Cela fait environ deux ans que l’axe Lomé-Vogan-Anfoin souffre de l’indifférence des autorités routières. Prévue pour être prête en fin 2016, la voie n’est jusqu’à ce jour pas bitumée. Face à la situation , les usagers et acteurs de transport routier et du développement socioéconomique des préfectures du Golfe, de Vo, des Lacs et de Zio, réunis au sein des différentes organisations de défense des droits de l’homme, des syndicats de taxis, de taxis-motos, des commerçants, des revendeuses, des artisans et des paysans, tous usagers ou riverains interpellent l’Etat togolais. C’est à travers un mémorandum adressé au chef de l’État, Faure Gnassingbé. Voici ce que dit la note.

 

« Mémorandum des usagers, acteurs du transport routier et du développement socioéconomique des préfectures du Golfe, de Vo, des Lacs et de Zio

A
Son Excellence Monsieur le
Président de la République

Objet : Plaidoyer pour la relance des
travaux de la route Lomé-Vogan-Anfoin

Excellence Monsieur le Président,

Nous ; usagers, acteurs de transport routier et du développement socioéconomique des préfectures du Golfe, de Vo, des Lacs et de Zio, constitués des organisations de défense des droits de l’homme, des syndicats de taxis, de taxis-motos, des commerçants, des revendeuses, de regroupements des associations des commerçantes, des artisans et des paysans, usagers et riverains, avons l’honneur de venir très respectueusement par la présente vous soumettre une seule et unique doléance relative à l’état actuel de dégradation perpétuelle de la route Lomé–Vogan-Anfoin la principale voie pour nos activités et qui dessert nos habitations.

En effet, le 30 janvier 2014 ; quand les travaux d’aménagement de ladite route ont été lancés à Akoumapé sur votre instruction personnelle, ce fut la joie, l’espoir et l’enthousiasme qui ont comblé les cœurs des populations et des acteurs du développement des localités desservies.

Par conséquent, nous étions dans l’attente de la fin du calvaire routier, étant donné que le délai prévisionnel de la fin des travaux était de 18 mois.

Les travaux ont effectivement démarré et nous avons commencé par compter les mois.

Malheureusement, notre joie fut de courte durée et brisée par l’arrêt inattendu des travaux pour des raisons jusqu’ici inconnues et dont le retour aux vieilles corvées routières ont repris de plus bel avec regret et consternation laissant ainsi le goût amer en lieu et place de l’espoir.

Dès lors, l’état de cette route s’est considérablement dégradé sous des formes accidentelles hypothéquant et menaçant dangereusement la circulation et la vie des usagers.

Ce tableau caricatural des travaux abandonnés a causé des morts, des blessés et des victimes d’accidents de même que des dégâts matériels tels que des engins endommagés et voués aux garages avant terme de leur amortissement.

Autant les activités commerciales et économiques ont considérablement ralenti et baissé, les transports ont connu des complications énormes et par conséquent la cherté de la vie à cause de l’état déplorable et impraticable de cette route.

En somme, l’abandon des travaux a fait beaucoup de torts et d’ennuis aux populations de cette région.

Pendant cette saison pluvieuse en cours, les peurs, les soucis et les dangers sont encore redoutables sur cette voie.

De Lomé à Anfoin en passant par Vogan, Akoumapé, Hahotoé, Kpomé, Klobatèmé, Avéta, Djagblé et Kélégougan, le constat est le même.

Toutes les populations à l’unanimité n’expriment que de la désolation, de la tristesse, d’amertume et de traumatisme ne sachant plus à quel saint se vouer.

Aussi, expriment –elles un seul et ultime souhait, celui de voir la reprise instantanée des travaux.

Excellence Monsieur le Président,

Au moment où, nous les forces vives des localités desservies par cette route, avons décidé de vous écrire, c’est en connaissance de cause puisque vous restez et demeurez le vrai interlocuteur en qui nous continuons par croire et espérer pour une suite favorable.

Par conséquent, nous implorons votre indulgence et votre raison légendaire pour couronner votre ambition de faire du développement de la route au Togo, la route du développement.

C’est le lieu pour nous de réitérer notre espoir et notre confiance en vous pour le retour en état normal et praticable de cette voie publique. Car, depuis 2015 le réseau routier dans la région maritime s’est amélioré avec le lancement des travaux de réaménagement notamment : Lomé–Tsévié –Tabligbo–Amégnran-Anfoin-Aného-Lomé

Alors que tous ces travaux sont presque achevés, il ne reste que la voie en question.

Tard vaut mieux que jamais, nous acteurs du transport routier et du développement socioéconomique, espérons que vous serez attentif à notre plaidoyer et par conséquent une suite favorable nous sera accordée.

Dans l’espoir que vous ferez diligence pour toutes fins utiles, veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération ».

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Umalis