Education

Le statut particulier de l’enseignement au Togo : Une si longue attente…

Le tableau qu’a présente l’année scolaire en cours n’est pas des plus reluisants : mouvements de grève, sit-in, arrestation des élèves et autres. Cependant, les syndicats d’enseignants togolais d’une part et le gouvernement de l’autre ont trouvé un moyen de consensus sur fond de promesses. Résultat : une accalmie qui a permis de terminer l’année scolaire et d’organiser les examens officiels de fin d’année avec des modifications dans le calendrier. Mais, un point essentiel reste à élucider sur la plateforme revendicative des syndicats : le statut particulier.

En effet, les questions problématiques qui avaient poussé les enseignants et leurs élèves dans la rue n’ont pas encore trouvé des réponses convaincantes. Toutefois, c’est dans le but de « sauver » l’année scolaire que les mouvements de grèves ont été suspendus d’un commun accord. Il en demeure que les préoccupations majeures contenues dans la plateforme revendicative de la Coordination des Syndicats de l’Éducation du Togo (CSET) demeurent : la résolution définitive du problème lié aux prélèvements de la CNSS, l’intégration de tous les enseignants auxiliaires et le statut particulier de l’enseignement. Il faut souligner que le statut particulier est porteur de tous les espoirs et la promesse du gouvernement de mettre en œuvre les clauses de ce document est à l’origine de la trêve observée au cours de l’année scolaire en cours.

C’est également l’adoption du statut particulier qui est la garantie de sérénité de la prochaine année scolaire. Cependant, selon les Syndicats de l’éducation le délai fixé pour la remise de l’avant-projet dudit statut particulier a expiré depuis le 30 juin. Pour l’heure, aucune information sur ce qui se trame dans le statut particulier qu’appellent de tous leurs vœux les enseignants. C’est donc dans ce flou total que ces derniers retiennent leurs souffles pour que s’achèvent les examens de fin d’année. Vivement que ce problème soit définitivement résolu afin que les « drames » de cette année scolaire ne se reproduisent plus.

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Umalis