Société

Togo / ATBEF : Des grossesses précoces en milieu scolaire, des chiffres qui inquiètent !

D’après une analyse de

l’Association Togolaise pour le Bien-être Familial (ATBEF), les grossesses précoces ou non désirées en milieu scolaire deviennent un phénomène alarmant au Togo, surtout dans les localités reculées.  C’est une situation qui met un frein au cursus scolaire de la jeune fille et devient un obstacle pour son épanouissement. Cette association engagée dans la formation des jeunes à une vie sexuelle responsable met à jour des statistiques préoccupantes.

Au Togo, 129 cas de grossesse ont été enregistrés au collège entre 2014-2015. Dans ce lot, 44 élèves ont malgré tout poursuivi les cours jusqu’à terme alors que 78 ont abandonné. En outre, 7 cas d’avortement ont été signalés. Le phénomène n’épargne pas non plus les enfants du cours primaire dont l’âge est généralement compris entre 8 et 12 ans. Entre 2009 et 2016, la région centrale a enregistrée à elle seule 559 cas de grossesses.

« Chaque année, ce sont plus d’une centaine de jeunes filles qui tombent enceinte au cours de leur cursus scolaire et ce, malgré les campagnes de sensibilisation organisées par le ministère de tutelle et les organisations internationales intéressées par le sujet », se désole Hervé Baini, responsable Jeune à l’Association togolaise du bien-être familial (ATBEF). Il reconnait que pour ces jeunes filles, traverser ces moments de stress et d’angoisse sans soutien moral pour la plupart du temps, est une situation difficile.

« C’est pour ça qu’on dispose d’un centre de jeunes où les jeunes sont accompagnés par des spécialistes afin de les aider à traverser des moments pareils », a-t-il indiqué. L’appel est donc lancé au gouvernement d’inscrire dans le canevas scolaire des élèves des heures dédiées à l’éducation sexuelle pour plus de sensibilisation et pour lutter contre le phénomène des grossesses précoces qui prend de l’ampleur.

Commentaire d'article

Umalis