Justice

Togo : Procès des deux étudiants, « une justice à double vitesse » ?

Pendant les courses-poursuites entre forces de l’ordre et étudiants lors des manifestations à l’Université de Lomé, 9 étudiants ont été arrêtés. A l’issue du procès du 19 juin dernier, sept ont été remis en liberté. Hier, les deux derniers notamment le président de la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants (LTDE), Foly Satchivi et son camarade, Marius Amagbegnon, ont été à leur tour présentés à la justice. Ils s’en sont sortis avec un lourd verdict : 12 mois de prison avec sursis.

Les avocats de la défense n’ont pas approuvé cette condamnation qui selon eux est le résultat d’une « justice à double vitesse ». « Pour retenir une infraction à l’encontre de quelqu’un, il faut des éléments constitutifs, nous avons vu dans la salle que le ministère public a manqué de démontrer la constitution de l’infraction car il n’a pas rapporté la preuve de ce qu’il reproche aux deux étudiants. Sur la base des mêmes faits, on libère et sur la base des mêmes faits on condamne et ça c’est dommage. », a dénoncé Me Raphael Kpandé-Adzaré, l’un des avocats de la défense.

En effet, Me Paul Dodji Apevon, Me Raphael Kpandé-Adzaré, Me Zeus Ajavon et Me Célestin Agbogan ont défendu autant qu’ils pouvaient les étudiants mis en cause. « Au départ on disait que M. Satchivi ne s’est pas inscrit à l’Université et nous avons rapporté la preuve contraire qu’il s’est régulièrement inscrit. On a dit que son Association n’est pas reconnue par le ministère de l’Administration Territoriale, nous avons également rapporté la preuve que la LTDE a été enregistrée au ministère», a déclaré Me Agbogan.

Insatisfaite du verdict final, la Défense compte attaquer en appel.

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