Politique

Élections locales au Togo : Peut-on se fier aux déclarations du ministre Boukpessi ?

En décembre dernier, le coup d’envoi du processus en vue de l’organisation des élections locales a été donné. Ce fut à l’occasion de l’atelier national sur la décentralisation organisé à Lomé. Vendredi dernier, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivité locales, Payadowa Boukpéssi est revenu sur le sujet lors du vote de la loi sur la création des communes à l’Assemblée nationale.

En effet, il a été décidé au cours de l’atelier national sur la décentralisation que les élections locales se tiendront dans un délai de 15 à 18 mois. Cependant, près de 6 mois après cet atelier, les populations ne voient toujours rien venir. Au contraire, les questions liées aux réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales continuent de diviser les acteurs politiques pendant que le processus de décentralisation est source de tiraillements et d’incompréhension entre le parti au pouvoir et l’opposition.

A cet effet, la présidente du CAP 2015 et Secrétaire générale de la CDPA a déclaré « le processus n’est pas consensuel et la période de 15 à 18 mois décidée à l’atelier sur la décentralisation en décembre 2016 en vue des élections locales ne pourra pas être respectée ». Bien d’observateurs de la sphère politique sont du même avis qu’elle : les élections locales, ce n’est pas pour demain.

Pour sa part, le ministre de l’Administration territoriale Payadowa Boukpessi soutient que les élections locales pourraient se tenir en mars et juin 2018. « Le processus de décentralisation est enclenché avec beaucoup plus d’engagement du gouvernement de faire développer nos communautés en leur donnant une autonomie. Il n’y a donc pas de raison de changer de date », a-t-il assuré. Peut-on y croire ?

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Umalis