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Togo / Crise à UL : Confusion et contradiction entre les images, les propos et les actes

Tout a commencé par un Assemblée Générale organisé par la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDE) le mercredi 14 juin dernier. Cette manifestation a par la suite dégénéré entrainant d’autres évènements (courses-poursuites entre étudiants et forces de l’ordre, arrestations arbitraires, emprisonnement, procès de certains étudiants) au point où nous en sommes aujourd’hui. Les réseaux sociaux aidant, des images heurtant toute sensibilité ont largement été diffusées. Mais les déclarations des autorités publiques de l’Université de Lomé prêtent à confusion.

Il est important de préciser que les autorités de l’Université de Lomé (UL) aussi bien que plusieurs organisations de la société civile et de défense des droits de l’homme ont vivement condamné les violences dirigées à l’encontre des étudiants sur le campus universitaire. Cependant, les autorités universitaires notamment la 2ème vice-présidente de l’UL, Kafui Kpégba a indiqué sur la radio Zephyr FM dans une émission en Ewé que le respect des franchises universitaires est conditionné par l’ordre et la discipline des étudiants vis-à-vis des règles qui régissent la vie au sein de l’université.

« S’ils respectent ces règles, il ne viendra même pas à l’esprit des forces de l’ordre de les toucher », a-t-elle précisé. Par ailleurs, la collaboratrice du président de l’Université de Lomé a déclaré que le ministre togolais de la sécurité, Damehame Yark lui-même maîtrise difficilement les actes que posent les forces de l’ordre sur le terrain. « Ils sont incontrôlables, surtout quand ils se sentent en danger », a-t-elle justifié. En ce qui concerne les fichiers multimédias qui circulent dans les réseaux sociaux, « plusieurs images ont été traficotées. Nous ne le disons pas pour dédouaner ce qui s’est passé », a-t-elle relevé.

Rappelons que le président de la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants (LTDE), Foly Satchivi et un de ses collaborateurs passent leurs journées à la prison civile de Lomé depuis une semaine. Leur procès aura lieu le lundi 26 juin prochain.

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