Enquêtes / Interview Sécurité

La situation sécuritaire du Togo ces 6 derniers mois met en cause les agents de police

Le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Col Yark Damehame a présenté ce jeudi à la presse un exposé sur la situation sécuritaire du Togo sur la période allant du 1er janvier au 11 juin 2017. Il en ressort que les agents de la police et la gendarmerie nationales de notre pays ne constituent pas des références en matière de lutte contre les infractions de droit commun. Et, c’est bien dommage !

En effet, des cas de vol, d’escroquerie, d’abus de confiance, de harcèlement sexuel et bien d’autres fautes graves ont été relevés au sein de ce corps de métier. Parmi les auteurs, on note une vingtaine d’agents de la police et de la gendarmerie dont un officier de police adjoint, un brigadier de police et des gardiens de la paix. Par ailleurs, des gendarmes adjoints, des élèves gendarmes et des maréchaux de logis et un adjudant ont été également cités sans plus de précisions.

Plusieurs cas sont signalés : un brigadier de police, selon le ministre, est auteur d’un vol de portable dans les bagages de soute lors de l’enregistrement d’un vol le 14 avril 2017, une vidéo surveillance a également permis de voir un gardien de la paix en train de recevoir de l’argent des mains d’un passager contre un colis illicite, un autre gardien de la paix a été surpris en flagrant délit de vol de matériels de travail dans une maison qu’il surveillait.

En outre, d’autres infractions de droit commun telles que l’inconduite notoire, l’indiscipline, la cupidité et même le vol de matériel militaire sont à l’actif des agents de police et de gendarmerie togolaise. Le ministre de tutelle garantit des punitions bien méritées aux fautifs.

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Umalis