Justice

Grève des greffiers du Togo : Menaces et intimidations, mais rien n’y fit !

Déterminés à obtenir gain de cause, les greffiers du Togo sont de nouveau entrés en grève ce mercredi 14 juin, et ce jusqu’au vendredi 16 juin. Les menaces et intimidations de leur ministre de tutelle, Pius Agbétomey, s’étant révélées infructueuses, les affectations punitives constituent la nouvelle méthode de déstabilisation du mouvement de grève.

« Réagissant à la décision N°029/MJRIR.SG/CAB du 6 juin 2017, sur la base de laquelle il a été demandé à certains greffiers de tenir leur poste pour assurer le service minimum pendant la grève des 7, 8 et 9 juin 2017, vous avez cru pouvoir, au motif qu’il s’agirait d’une réquisition viciée dans sa procédure, estimer que les intéressés ne devraient pas déférer (…) Il est donc évident qu’il sera tiré toutes les conséquences du refus des intéressés de souscrire à la décision critiquée, à tort », lit-on dans une note envoyée par le ministre togolais de la Justice aux syndicats.

Ces derniers réclament seulement ce qui semble à leur point de vue légitime : des meilleures conditions de vie et de travail. Cependant, comme à leur habitude, les autorités politiques usent de méthodes de dissuasion des grévistes au lieu de trouver une solution pérenne aux revendications de ce corps de métier. A cet effet, Ouro-Djobo, précédemment en poste au Centre de formalités des entreprises est affecté à la Cour suprême ; Addi Kokou Lakpaye quitte la Cour suprême pour le Tribunal de Première Instance de Lomé. Toutefois, les greffiers restent déterminés en annonçant un nouveau débrayage les 20, 21, 22 et 23 juin prochains.

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Umalis