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Togo / L’avis d’un océanographe sur la menace de disparition des villages côtiers

Le phénomène d’érosion côtière devient préoccupant surtout avec la montée des eaux de l’océan atlantique en période de pluies au Togo. Aného, Goumoukopé, Agbodrafo, Agbata, Gbodjomé, Avépozo, Baguida et Apeyimé figurent en tête de liste des localités menacées de disparition par l’effet de l’érosion côtière. D’ailleurs la capitale togolaise, Lomé, n’est pas exclu vu l’engloutissement par l’océan de larges bancs de sable sur les plages.

C’est un phénomène qui dure depuis plus de 30 ans. Selon le Prof Adote Blim Blivi, Océanographe, Expert de la Convention des Nations Unies sur les droits de la mer et Vice-président de la Commission océanographique, cette situation ne relève pas de la fatalité. « Il faut recharger la plage. C’est la solution qui reste. Ce sont des conditions qui existent, d’autres pays utilisent ces approches, ça permet de résoudre le problème et de limiter la position qui reste », a-t-il conseillé. Il faudra donc user de moyens techniques pour aller chercher du sable en haute mer afin de faire la compensation, c’est-à-dire charger les côtes et arrêter l’avancée des eaux.

En outre, « la ville d’Aneho est une ville historique, culturelle et économique dans le temps. Mais aujourd’hui, les résultats montrent que nos flux sédimentaires ont totalement baissé. Le volume est bas, tout est déchargé. Il faut donc recharger. Le niveau de progression autour d’Aneho dans les casiers, nous avons 2 à 4 mètres. Vous-mêmes vous avez vu nos constats de 2013 et 2015. Dans les casiers, il y a un recul de 3 à 4 mètres. Ailleurs, 12 à 16 mètres par an. Le résultat global d’ici 10 ans, 15 ans, si on reste dans la logique de l’Union Africaine 2050, dans 35 ans, beaucoup de partie de cette ville va partir », a-t-il ajouté.

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