Justice

Une réquisition de Pius Agbétomey qui galvanise plutôt les greffiers togolais

Le garde des sceaux, ministre de la justice Pius Agbétomey vient de réquisitionner un quart des greffiers (49 sur 194), alors que ces derniers s’apprêtaient à observer un mot d’ordre de grève de 72 heures à compter de ce mercredi. Une décision qui d’après le porte-parole des greffiers vise à saboter le mouvement.

La réquisition est un ordre de reprendre le travail, donné par les autorités administratives aux travailleurs en grève, lorsque l’ordre public paraît menacé. Pour le porte-parole des greffiers qui intervenait ce mercredi sur une radio, cette réquisition n’a pas lieu d’être dans la mesure où l’autorité désignait les grévistes d’un « groupuscule qui s’agitait ». Il poursuit en ces termes, « cette attitude de l’autorité consiste, à n’en point douter, à saboter le mouvement des greffiers du Togo ».

Cette décision loin de démobiliser les greffiers, les galvanise plutôt. Selon le porte-parole, un courrier-réponse est adressé ce jour même au ministre lui signifiant qu’aucun greffier dans tout le Togo ne saurait déférer à ces réquisitions. « La grève continue ce mercredi, demain jeudi et après-demain et si rien n’est fait, la semaine prochaine bien évidemment », a-t-il prévenu.

Rappelons que ce réclame ces greffiers est l’adoption du statut particulier du greffier avec des primes spéciales de rendement. Le mouvement de grève est conduit sur tout le territoire par le Syndicat national des greffiers du Togo (SNGT) et l’Association des greffiers du Togo (AGT) depuis juin.

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Umalis