Culture & Réligion

Togo : « La Voix du captif » pour honorer la mémoire des victimes de la traite transatlantique

Un collectif de jeunes artistes a organisé pour la troisième fois un évènement dénommé « La Voix du captif » afin de commémorer des illustres disparus de la traite transatlantique considérée aujourd’hui comme « un crime contre l’humanité ». Plus de 15 millions de victimes essentiellement des hommes ont fait les frais de ce triste évènement historique.

De la grande cathédrale de Lomé, des jeunes hommes déguisés en captifs ont parcouru les artères du quartier administratif, sont passés devant l’ambassade de France avant de terminer leur marche à la plage. Pieds nus sous un soleil de plomb, le visage ravagé par la faim et la soif, tout en subissant les tortures de leurs maîtres « négriers » et le poids des chaînes encombrantes, ces jeunes artistes ont rendu vivant ce souvenir en parcourant « la marche mémorial de l’esclavage ».

Selon Agboka Kossi, alias Ras Sankara, initiateur du projet, il est important de rendre un vibrant hommage à la mémoire des ancêtres, rappeler l’histoire et éduquer les sociétés sur la traite négrière, faire une représentation qui aille bien au-delà de la version écrite par le colonisateur dans les livres d’histoire. En outre, il faut sensibiliser le public aux dangers actuels du racisme et des préjugés selon l’objectif des Nations Unies. Par ailleurs, la question de la reconnaissance du tort causé aux autres cultures par l’occident et une « reconsidération nette des relations entre les peuples » doit être posée. Des spectacles culturels, des contes et expositions d’œuvres d’art à la Case des Daltons à Lomé constituent entre autres les activités au programme.

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Umalis