Politique

Le Togo à la tête de la CEDEAO, l’ANC en profite pour mettre en garde

Dans une déclaration signée par son premier Vice-président, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) demande aux chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de faire pression sur le Chef de l’Etat togolais pour qu’il mette enfin en œuvre les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales au Togo.

Déclaration

L’ANC en appelle aux Chefs d’Etat de la CEDEAO pour amener Faure Gnassingbé à réaliser les réformes politiques au Togo

Le dimanche 04 juin 2017, à l’issue du sommet de la CEDEAO qui se tiendra à Monrovia (République du Libéria), les Chefs d’Etat devront désigner leur homologue togolais, Faure Gnassingbé, comme Président en exercice de l’organisation sous régionale.

L’ANC s’interroge sur le sort des avancées démocratiques à l’ordre du jour de la Communauté, notamment, la limitation du mandat présidentiel dans les pays de la sous-région, acceptée aujourd’hui par tous les Chefs d’Etat de la CEDEAO, à l’exception de Faure Gnassingbé qui, seul, refuse obstinément cette avancée.

La construction d’une CEDEAO des peuples, si chère aux Etats de notre sous-région, exige que la présidence en exercice de la Communauté soit confiée à des Chefs d’Etat bien élus qui assurent un leadership déterminé et résolument acquis aux valeurs fondamentales de démocratie, d’Etat de droit et de bonne gouvernance.

L’ANC estime que la désignation à la tête de la Communauté, d’un Chef d’Etat, coutumier des coups de force de tout genre et de surcroît réfractaire à toute réforme politique et électorale devant favoriser la promotion de telles valeurs, est un danger pour la poursuite des efforts de démocratisation des pays membres et risque de discréditer l’ensemble de la Communauté.

Prenant la pleine mesure de cette situation, l’ANC appelle solennellement les Chefs d’Etat de la CEDEAO à user de leur influence pour amener Faure Gnassingbé à s’inscrire dans la dynamique de la CEDEAO des peuples, en respectant son engagement de mettre en œuvre dans son propre pays, les réformes politiques et électorales prescrites par l’Accord Politique Global (APG), notamment, la limitation du mandat présidentiel et le mode de scrutin à deux tours.

Fait à Lomé, le 31 mai 2017

Pour le Bureau National

Le Vice-Président

Signé

Patrick LAWSON-BANKU

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