Diplomatie

Faure Gnassingbé prendra la tête de la CEDEAO, de bonne guerre ?

Lors du prochain sommet des Chefs d’Etat prévu à Monrovia au Liberia le dimanche 4 juin prochain, Faure Gnassingbé, le plus jeune chef d’Etat de la région prendra officiellement la présidence de la CEDEAO n’en déplaisent à certains chefs d’Etat de la région ouest-africaine ont toujours tourné les pions à la défaveur du dirigeant togolais dont la présidence à la tête de son pays est entachée de plusieurs incidents.

Vu que le Togo et la Gambie s’étaient ouvertement opposés, en mai 2015, au protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, et en particulier concernant la limitation du mandat présidentiel à deux dans la région, il est tout à fait normal de penser qu’avec l’accession à la présidence du Chef de l’Etat togolais la démocratie et la bonne gouvernance s’en sortiraient écorchées au mépris des droits de l’Homme.

Par ailleurs, la Présidente du Libéria, Helen Sirleaf Johnson qui est en fin de son deuxième mandat organisera aussi son dernier sommet ce 4 juin. De son côté, le Togolais Faure Gnassingbé comptabilise déjà douze ans à la tête de son pays et concocte son plan en vue d’un quatrième mandat en s’opposant à la réalisation des réformes politiques dans son pays. En prenant la tête de la CEDEAO pour un an entouré de ses acolytes Marcel de Souza à la Commission et son ministre des Affaires étrangères à la conférence des ministres, Faure Gnassingbé aura donc la main libre pour tuer dans l’œuf l’adoption de ce protocole sur la bonne gouvernance qui pourrait être réintroduit dans les prochains mois, avec la pression de plusieurs partenaires et des ONG.

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Umalis