Economie

Togo / Kako Nubukpo : Difficile de trouver la limite entre l’universitaire et l’économiste

C’est avec véhémence et verve que l’ancien ministre togolais de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques, Kako Nubukpo a animé sa conférence-débat à l’amphi 1500 de l’Université de Lomé sur le thème : « le Franc CFA, une servitude volontaire ». Rien que 4 jours après, il revient faire le mea-culpa et présente publiquement ses excuses aux présidents togolais Faure Gnassingbé et ivoiriens Alassane Ouattara suite à la polémique suscitée par les propos tenus.

« Aux Présidents Faure Essozimna Gnassingbe du Togo et Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, que j’ai malencontreusement mis en cause dans les propos que j’ai tenus, je tiens à exprimer mon profond regret et je leur présente mes excuses les plus sincères », a-t-il écrit. Absence de courage ou sincère contrition ? Nul ne saurait faire la part des choses. Toujours est-il que la question de du laxisme des intellectuels togolais face à la situation sociopolitique du Togo refait surface avec cet incident.

En effet, le mercredi dernier, l’universitaire déclarait lors de la conférence : « J’ai quitté le gouvernement parce qu’il y a un président étranger, Ouattara (ndlr- Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire) qui a demandé à notre président Faure (ndlr- Faure Gnassingbé) de me virer du gouvernement pace que je critique le F CFA ». Relayés par la presse locale et internationale sans négliger les réseaux sociaux, ces propos ont pris une telle ampleur que l’économiste s’est ravisé tout en faisant porter le chapeau de la culpabilité aux médias.

« Dans mes propos, je faisais état d’une hypothétique requête formulée à l’endroit du Chef de l’Etat togolais par son homologue ivoirien, afin de me relever de mes fonctions ministérielles entre 2013 et 2015, suite à mes interventions critiques sur le franc CFA. Même si le traitement journalistique de mes propos me paraît fortement sujet à caution, il n’en demeure pas moins que j’ai expressément cité leurs noms sans preuve formelle, et je le regrette profondément », se justifie-t-il sans oublier de remercier le Chef de l’Etat togolais d’avoir fait de lui un ministre de la République et pour les nombreux actes qu’il a régulièrement posés pour assurer sa promotion.

Commentaire d'article

Umalis