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Togo : Les surveillants de l’administration pénitentiaire remontés contre la hiérarchie

Depuis 72 heures, les surveillants de l’administration pénitentiaire du Togo n’offrent qu’un service minimum devant les maisons d’arrêt. Pour cause, ils réclament de meilleures conditions de vie et de travail. A cet effet, ils ont arrêté l’extraction des détenus des prisons en vue de la comparution devant le juge.

Sur leur plateforme revendicative, plusieurs points sont à souligner : l’absence de stage de formation et d’évolution dans les grades depuis 2012 où le corps des surveillants de l’administration pénitentiaire a été mis en service, défaut de prime et de statut particulier des surveillants des maisons d’arrêt. Comme l’atteste un supérieur hiérarchique, « ils étaient tous là au rassemblement et se sont dispersés peu après. Ils font tout de même le service minimum ».

Ce service minimum consiste à coordonner les visites aux détenus, assurer la surveillance et procéder au déferrement des détenus. Les grévistes affirment qu’en cas d’indifférence de la part de la hiérarchie après les 72 premières heures de ce mouvement de mécontentement, les visites et les déferrements seront également interdits. Selon les informations, le ministre togolais de la Justice, Pius Agbetomey a rencontré une délégation de trois chefs des grévistes afin de les assurer d’un dialogue plus inclusif et représentatif pour aboutir à une solution.

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