Santé

Quand la contractualisation devient une réalité dans le secteur de la santé

L’ONG Entraide Médicale Internationale (EMI) vient de signer avec le Centre Hospitalier Universitaire Régional d’Atakpamé et le Centre Hospitalier Préfectoral de Blitta une convention qui s’inscrit dans la phase opérationnelle du système de contractualisation dans le domaine de la santé. L’ONG EMI bénéficie donc d’un mandat de deux ans renouvelable selon les résultats fournis.

A cette cérémonie de signature de convention, l’Etat togolais s’est fait représenté par le Professeur Moustapha Mijiyawa, ministre en charge de la Santé et de la Protection Sociale. La mission de l’ONG EMI consistera à cogérer avec l’administration existante les équipements, le personnel et la finance. A travers cette démarche, le gouvernement compte améliorer la performance des services médicaux des deux hôpitaux par la mise en place d’une gestion hospitalière efficace.

« Concrètement nous allons mettre en place le personnel de l’ONG, soit cinq personnes et quatre au CHR Atakpamé. Ils vont travailler en équipe avec le staff qui est déjà en place pour la gestion de l’hôpital, finance, administration, médicaments, pharmacie, et de l’hygiène », a expliqué Rafaël Kluender, Directeur des opérations Afrique de l’Ouest de l’ONG EMI tout en rassurant la population sur les résultats positifs qui seront au rendez-vous à l’issue de cette première phase.

Pour sa part, le ministre Moustafa Mijiyawa a indiqué que la contractualisation ne veut pas dire la privatisation des formations sanitaires. C’est une disposition qui consiste à cogérer les services. Ceci n’aura bien sûr aucun impact ni sur le statut public des formations sanitaires, ni sur le coût des prestations. « Une évaluation périodique sera faite chaque six mois et la société contractante ne sera rémunéré que sur la base de ses performances », a souligné Dr Koboyo Malou, Point Focal Contractualisation.

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