Education

Un diagnostic des maux qui minent la formation universitaire au Togo

Entre grèves et sit-in, l’éducation primaire et secondaire est paralysée. Cependant les grands perdants sont les élèves qui trainent parfois les plaies de leur éducation scolaire bâclée jusque à l’université. Là encore, le problème demeure ! Le système LMD décriée par les étudiants, les AG et les questions d’allocations constituent pour le gouvernement togolais un vrai casse-tête chinois. Ainsi donc, l’heure n’est plus aux beaux discours mais à des actions salvatrices pour tirer le système éducatif du gouffre dans lequel il s’empêtre.

En effet, en 2016 le Budget du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a été doublé avec des promesses comme l’amélioration des infrastructures universitaires, les subventions de l’Etat ainsi que l’amélioration des conditions de vie des enseignants. Cependant, ces promesses ne sont malheureusement restées qu’à l’étape de beaux discours. Malgré les investissements colossaux, le système universitaire peine à décoller vers une professionnalisation qui réponde aux défis de l’heure.

D’ailleurs, les réformes longtemps annoncées n’ont jamais vu le jour. Les quelques-unes qui ont été effectuées ont pris une allure purement politique et théorique si bien que les étudiants sont restés sur leur soif d’innovations et d’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication. Le système Licence-Master-Doctorat n’est non plus accompagné des mesures pouvant aider à son efficacité (effectif des enseignants proportionnel à celui des étudiants, laboratoires de recherches et pratiques, connexion internet, infrastructures et matériel didactique).

Comme l’a relevé Octave Nicoué Broohm, le ministre en charge du secteur, « l’enseignement universitaire trop généraliste, coupé de la réalité professionnelle, ignorant les exigences des employeurs » constitue une réelle gangrène qui retarde le développement du pays.

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Umalis