Société

Togo / Le Forum national du foncier vu par un chef traditionnel comme une diversion

En vue de mettre fin aux exactions liées au secteur du foncier telles que les double vente de terrains, les polémiques autour des réserves administratives, l’expropriation des terres sans dédommagement et tout ses conséquences, un forum national sur le foncier a été organisé à Lomé par le ministère de l’Urbanisme du 18 au 21 avril dernier. Quelques jours après, les réactions fusent de toutes parts.

« C’est une diversion de l’opinion en créant un semblant d’atelier ou de rencontre pour qu’on se dise attention, il y a quelque chose qui se fait. Le code de l’urbanisme avait été crié sur tous les toits, mais jusqu’alors il n’a jamais été adopté. De même, on a crié qu’il y a eu ce forum, mais il n’a accouché que d’une souris », pense le chef du quartier d’Adakpamé Apéyémé, Togbui Dagban-Ayivon IV.

De même, bien d’observateurs ont fustigé la tenue de ce forum et guettent avec impatience les résultats qui selon certains tarderont certainement à venir. Pour sa part, le chef traditionnel a sa propre façon de voir les choses : « Plusieurs stratégies prévues par les principes de l’Urbanisme, peuvent être adoptées par cette société immobilière pour y arriver. Par exemple, disposer des Zones d’Aménagement Concertés (ZAC) : l’État acquiert le terrain et jouit du droit de préemption. Également, il y a les Zones d’Aménagement Différées (ZAD) : cela permet à l’Etat de prémunir contre l’avancée vertigineuse de la ville, on diffère l’aménagement pendant un temps ; même si des gens ont acheté des terrains dans cette zone, ils ne peuvent y construire pendant un temps donné ».

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Umalis