Economie Sécurité

Le trafic d’essence représente une grosse perte pour l’État togolais

Ces derniers jours, la traque des commerçants de carburant illicite à fait le choux gras des journaux togolais. Le sujet est revenu plusieurs fois sur les médias et les réseaux sociaux s’en sont servis pour faire polémique et animer les débats. Sans répit, les forces de l’ordre se livrent à des courses-poursuites des vendeurs de carburant frelaté faisant des victimes dans le deux camps. Mais, il se trouve que cette « guerre » est essentielle pour renflouer les caisses de l’Etat.

Il faut souligner que la principale provenance de l’essence de contrebande est le Nigéria. Ce gros producteur africain de pétrole voit chaque année des milliers de litres de carburant quitter son territoire pour d’autres destinations par des réseaux officieux. Selon l’Institut africain de développement économique (AEDI), c’est une quantité non négligeable estimée à près de 55 millions de barils par an. Dans le cas du Togo, le fleuve Mono est le canal privilégié par lequel transite l’essence de contrebande vers l’intérieur du pays. Les pertes qu’occasionne ce trafic avoisinent plus de 25 milliards de FCFA par an selon le Trésor public togolais.

L’ « Opération Entonnoir » mis en place avec pour mission de combattre le trafic illicite de carburant a permis de saisir au cours de l’année dernière 480.963 litres de carburant de contrebande. Malgré le fait que la police éprouve d’énormes difficultés à éradiquer ce phénomène, elle n’est pas pour autant essoufflée. Les pouvoirs publics réaffirment leur volonté de combattre avec une extrême vigueur ce trafic. A cet effet, du potentiel humain et matériel est déployé en supplément pour aboutir à des résultats plus satisfaisants. D’ailleurs, une coopération plus étroite entre les pays sous-régionaux impliqués est en cours d’étude.

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