Diaspora Politique

Togo : Le PNP à la conquête de la diaspora togolaise en Allemagne

Tikpi Atchadam est allé à la rencontre de la diaspora togolaise en Allemagne. Lors de sa tournée, le président du parti au symbole de cheval a accordé une interview à Radio Zinaria. Comme on peut s’y attendre, il a passé en revu toutes les grandes questions de l’actualité politique togolaise, des partis politiques de l’opposition aux défis que doivent relever la diaspora en passant par les divisions tribalistes qui secouent le Togo ces derniers temps.

D’entrée de jeu, il justifie ainsi sa présence aux côtés des togolais vivant dans le pays de Goethe, « quand vous habitez ensemble dans votre pays et que certains sont sortis, malgré eux, alors que le combat qui les a poussés à sortir n’est pas terminé, vous devez les approcher pour continuer à organiser la lutte ». Selon Tikpi Atchadam, c’est « la mauvaise gestion du pays a tourné les fils et filles vers l’extérieur ». « Oui, il faut que ça change », n’a-t-il cessé de tonner.

Pour lui, « il faut diversifier les forces mobilisatrices en deux ou trois grands pôles de mobilisation sérieuse. Ainsi, on peut prendre l’UNIR en sandwich ». A la question de savoir s’il ne craint pas de tomber dans le piège de faire du RPT-UNIR une source d’approvisionnement comme bon nombre de formations politiques, il répond : « Ce n’est pas tout le monde qu’on achète avec de l’argent. Moi je suis venu à Lomé pour un bien-être et l’argent fait partie du bien-être. Mais je ne suis pas venu au monde pour l’argent. Beaucoup de cadres qui gèrent le PNP avec moi ne sont pas venus au monde pour l’argent, l’argent n’est pas la finalité de notre existence ».

Appelé à se prononcer sur le problème de chefferie dans le canton de Lama-Tessi, il expose son point de vue : « ce sont les hommes politiques qui veulent jeter les bases d’un conflit entre les Tem et les Kabyè. Ils ne s’arrêtent pas là. Ils ont eu envie d’opposer le Nord et le sud. Ils n’ont pas encore fini d’opposer l’armée aux civiles, opposer les jeunes aux vieux, ils ont envie aussi d’opposer les enseignants aux parents d’élèves. C’est quand nous sommes divisés que eux ils prospèrent. Les lois existent pour désigner les chefs traditionnels. Chaque communauté a une base sur laquelle se fait le choix de ses chefs ».

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Umalis