Agro-Environnement

Togo / Pour la parité hommes-femmes dans le secteur agricole

Les concepts d’égalité des sexes et de l’émancipation ont eu comme impact la scolarisation massive des filles, même si le phénomène peine à toucher certaines localités. Ministres, avocates, médecins et autres formations professionnelles sont l’apanage des femmes africaines de nos jours. A côté de cette vague d’intellectuelles, les métiers de la terre semblent de plus en plus négligés.

L’Afrique en général et le Togo en particulier peinent à assurer leur autosuffisance alimentaire. Cependant, selon un calcul de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), si les femmes avaient le même accès que les hommes aux ressources productives, elles pourraient augmenter de 20 à 30% les rendements des exploitations agricoles. En outre, dans les pays africains, les femmes sont de tous les temps les piliers de l’économie rurale habituées aux conditions difficiles de la production agricoles. Mais, en même temps, elles reçoivent généralement si peu « de parcelles cultivables, de crédit, de formation ou d’information agricole ».

Pour les experts, le droit coutumier foncier est l’obstacle majeur et il faudra le réformer ou le supprimer pour donner libre cours à la contribution des femmes au développement de l’agriculture. Devant cette entrave, elles sont plusieurs à privilégier le commerce. Cependant, face à la hausse régulière des prix des denrées de première nécessité, l’agroalimentaire est devenu aujourd’hui un secteur en plein expansion.

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Umalis