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Togo / Érosion côtière alarmante : Des villages menacés de disparition sur le littoral

Des 50 kilomètres de façade maritime dont dispose le Togo, presque 40 kilomètres sont directement affectés par l’érosion côtière caractérisée par le vent et les vagues qui grignotent peu à peu de larges bancs de sables et des infrastructures. Selon les études statistiques, le littoral togolais disparaît à une vitesse tourbillonnante de cinq à dix mètres par an. A cet effet, le Togo sollicite l’aide extérieure pour faire face à ce fléau.

Dans le giron du phénomène d’érosion côtière, les villes de Lomé et d’Aného, respectivement actuelle et ancienne capitales du Togo semblent les plus menacées. Les maisons et les routes disparaissent à une vitesse surprenante. L’avenir de presqu’une douzaine de villages sur la côte togolaise dont Baguida, Avepozo, Goumoukopé, Agbodrafo etc est menacé au plus haut degré. Par conséquent, le Département Environnemental togolais et la Banque mondiale ont conjointement lancé des projets pour freiner l’élan maritime en construisant d’une part des structures physiques qui inhibent le pouvoir destructif du vent et des vagues et en encourageant d’autre part les communautés côtières à jouer une partie active dans la défense de leur littoral.

En effet, entre 2010 et 2014, le gouvernement togolais a érigé des brise-lames et des enrochements pour protéger le littoral à Aného et dans les zones environnantes. Les brise-lames sont des murs bas ou des barrières construites au bord de l’océan et l’enrochement est le nom donné à de grands rochers disposés pour fortifier le littoral. Toutefois, ces mesures restent insuffisantes tant le défi à relever est lourd. Selon la Deutsche Welle, bien que l’érosion côtière  soit un phénomène naturel, elle s’est intensifiée avec la construction du port en eau profonde de Lomé en 1968 et sa récente extension.

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