Politique

Togo : Incarcération d’un militant d’ADDI : Aimé Gogué prend le devant de l’affaire

Après la réaction d’Amnesty International Togo par rapport à l’affaire d’emprisonnement de Kombaté Garimbité, un militant du parti de l’opposition togolaise Alliance nationale pour le développement intégral (ADDI), c’est au tour du président de ce parti de se faire entendre sur le sujet. En effet, Aimé Gogué pense que cette affaire a un goût amer de « violation flagrante » des droits de l’homme et décide d’agir.

Malgré l’interpellation du ministre de la justice par les responsables d’ADDI et la déclaration d’Amnesty International, la saisine de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), rien n’y fit. Selon de récentes informations, c’est le préfet de Tandjouaré qui aurait mis la main sur ce militant qui est toujours détenu à la prison civile de Dapaong (région des Savanes). Comment faisant fi de toutes interpellations le préfet de Tandjouaré pourrait-il faire sourde oreille ? Ou bien, le cas échéant, Kombaté Garimbité, aurait-il été incarcéré pour une autre affaire ?

Selon les explications données par Aimé Gogué sur les antennes d’une radio locale, « le chef canton de Yembour avait invité la population dans l’affaire des trois élèves incarcérés. Il a dit que les enfants allaient être libérés contre le fait que leurs parents payent pour les casses faites. Et M. Gabirimté lui a demandé si cette décision est judiciaire. Quelques jours après, on lui tend une convocation de la préfecture pour une affaire de terrain impliquant sa famille. Il y va et on l’arrête pour cause de trouble à l’ordre public ».

Par ailleurs, le président du parti ADDI trouve cette situation « inadmissible » et compte « rentrer et demander au préfet de cesser ces comportements ».

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