Jeunesse et emploi

Togo : Le volontariat n’est pas un chemin sûr pour aller à la fonction publique

L’Agence Nationale de Volontariat du Togo (ANVT) a tenu à clarifier certaines conceptions des jeunes diplômés par rapport au programme de volontariat national mis en place par le gouvernement togolais. La plupart en y adhérant le considèrent comme le gage d’un emploi garanti sur cinq ans et qui aboutit à la fonction publique. A cet effet, les responsables de l’ANVT ont saisi l’occasion à la fin de la mission de la 1ère vague pour entretenir les volontaires sur les principes qui sous-tendent le volontariat au Togo.

Cette séance d’information et de formation a eu lieu mardi dernier entre les responsables de l’Agence Nationale de Volontariat au Togo et tous les volontaires (en mission et en fin de mission). Au menu des échanges, la question de la résiliation éventuelle du contrat a occupée une place de choix. En effet, selon Omar Agbangba, Directeur général de l’ANVT, « l’article 28 régissant le volontariat au Togo relatif à la durée de contrat est mal interprété. En réalité la loi du volontariat ce n’est pas cinq ans mais un an renouvelable et tout renouvellement ne doit pas dépasser 5 ans. Cela veut dire qu’on peut être volontaire en un an sans qu’il y ait renouvellement. Donc si renouvellement il y a, cela ne devrait pas dépasser cinq ans ».

Cependant, « les gens avaient l’habitude de dire que lorsqu’on rentre, on est là pour cinq ans. Du coup, certains ont eu des opportunités de travail mais ont refusé parce qu’ils se sont dits que le volontariat est l’antichambre de la fonction publique. Du coup lorsqu’ils sont dans le volontariat, ils seront reversés dans l’administration. Nous voulons leur dire que l’accès à la fonction publique est assujetti à un concours lancé à égalité de chance à tous les Togolais », a-t-il expliqué. A l’issue de cette rencontre, les volontaires désormais mieux informés ne seront plus sujet à des sentiments d’indignation  vis-à-vis des mesures prises par l’ANVT.

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