Société

Phénomène des produits périmés au Togo : « Il faut renforcer les services de contrôle »

Les marchés togolais sont devenus la destination finale des produits avariés et impropres à la consommation humaine dont la provenance reste souvent floue. A cet effet, le responsable de la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT), Emmanuel Sogadji, a tenu à exprimer son inquiétude par rapport à l’ampleur que prend ce phénomène ces derniers temps. C’était ce matin aux micros de nos confrères de la radio Victoire Fm.

D’abord, Emmanuel Sogadji a évoqué un récent démantèlement à Dapaong d’un réseau de fabricants de boissons frelatées. Par conséquent, il a adressé ses félicitations aux forces de l’ordre pour leur engagement dans la lutte contre les produits frelatés et leur promptitude à réagir. Selon lui, la région des Savanes est très féconde en réseaux de fabrication de produits à la composition douteuse. Malheureusement, la corruption très répandue dans la localité ne facilite pas la lutte.

Mais, il n’y a pas que la région des Savanes. « Tout le pays est couvert et des gens vivent de cette affaire. Il faut qu’on pense à la reconversion et seules les autorités pourront le faire. Quelqu’un me disait que dans les années 80, les services de contrôle font des descentes inopinées dans des boutiques et si même les prix de vos produits sont augmentés d’une manière exorbitante, vous écopez d’une amende », a souligné Emmanuel Sogadji.

Mais, le plus grand obstacle à la lutte est le manque de moyens financiers et de potentiel humain. « Aujourd’hui, les services bien qu’existants ne sont pas dotés de ressources humaines et de moyens financiers pour le travail. Avant que les Togolais ne votent pour les politiciens, il faut qu’ils vivent et pour cela, la consommation doit être de qualité. Il faut que l’État sache que nous ne sommes pas ses ennemis, mais nous devons dénoncer tout ce qui est mauvais », a-t-il indiqué.

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