Société

Togo : Les riverains du barrage de Nangbéto, victimes de promesses non tenues

Plus de 30 ans après avoir été délogés de leurs terres à cause de la construction du barrage de Nangbéto, des propriétaires du site affirment n’être toujours pas entrés en possession des infrastructures promises par l’Etat : logements, école, dispensaire, marché, pistes rurales. A cet effet, ils manifestent à nouveau leur colère devant ce qui semble être une injustice sociale.

Comme le dit un adage populaire, « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ». Ainsi donc, dans le cadre de l’érection du barrage de Nangbéto, les populations riveraines qui vivaient sur l’espace réquisitionné ont dû abandonner leurs terres. Au cours de ce processus, de meilleures conditions de vie leur avait été promis en échange du grand sacrifice qu’ils font au nom du patriotisme. Cependant, après plus de trois décennies, ils ne voient toujours rien arriver.

En effet, le nouveau site ne dispose ni de terres cultivables malgré que l’agriculture soit le seul moyen de survie, ni d’un centre de santé, ni d’instituts de formation, pas non plus de centre de distraction pour la jeunesse poussée par un exode rural massif. Selon Daa Adifon Kpovihoé Akpovi-Tchedji IV, chef canton d’Atchinédji, les démarches administratives effectuées concernant cette situation n’ont jamais abouti.

Rappelons que le barrage hydroélectrique de Nangbéto est construit en 1987 grâce à un projet élaboré par le Togo et le Bénin financé à hauteur de 7,5 millions d’euros par la République Fédérale d’Allemagne. Situé à environ 175 km au nord de Lomé sur un plan d’eau d’une superficie de 180 km2, cette centrale hydraulique est gérée par la Compagnie Electrique du Bénin (CEB), une structure commune au Togo et au Bénin.

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