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Compagnies d’Assurance togolaises : Le blanchiment d’argent ne passera plus !

Ce jeudi, une réunion d’information axée sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme a eu lieu à l’intension des responsables des compagnies d’assurance du Togo. Organisée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et le Comité interministériel de suivi des activités de lutte contre le blanchiment, cette rencontre vise à outiller les acteurs de ce secteur sur les contours de la question afin de parvenir à la mise en œuvre effective des dispositions légales en vigueur.

Présidée par le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Kossi Tofio, cette séance de travail a été l’occasion d’échanger sur les différents types du blanchiment dans le secteur des assurances en s’appuyant sur des exemples concrets. Selon les statistiques, les compagnies d’assurance constituent souvent un réseau de trafic pour les criminels en vue du recyclage. M. Tofio a donc  insisté sur l’importance qu’accorde le chef de l’Etat aux problèmes du crime organisé, essentiellement la criminalité financière.

En effet, le blanchiment d’argent est un délit qui consiste à masquer l’origine illégale des capitaux générés par une activité criminelle (vente illégale d’armes, trafic de stupéfiants, escroquerie, corruption, fraude fiscale,…). Ses conséquences sur un pays sont énormes : variations inexplicables de la demande de monnaie, risques prudentiels vis-à-vis de la santé financière des banques, effets de contamination des opérations financières légales, graves coûts sociaux et politiques (corruption de gouvernements, infiltration des institutions financières et démocratiques).

Pour Kossi Tofio, vu que le Togo se situe dans une zone géographique infestée par la prolifération d’activités criminelles sources d’énormes profits, tous les acteurs publics et privés à l’instar des assurances doivent s’impliquer davantage pour lutter contre le blanchiment d’argent.

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