Education

Togo : Le secteur de l’enseignement malade à tous les niveaux

La tournure qu’a prise les mouvements d’humeur et les grèves des enseignants pendant cette année académique 2016-2017 est à nulle autre pareille aux années précédentes. Les enseignants du primaire et du secondaire des établissements publics ont crié leur indignation et affiché leur ras-le-bol. Cependant, du côté des écoles catholiques, le silence et la sérénité sont de mise malgré la situation précaire des enseignants.

En effet, la principale cause de revendication des enseignants est l’exigence par rapport à de meilleures conditions de vie et de travail, l’une des clauses de la plate-forme remise au gouvernement. Ainsi donc, la grève étant leur seule arme, les enseignants des écoles publiques ont multiplié les mots d’ordre de grèves et les sit-in. Si une relative accalmie s’observe ces derniers temps, le feu couve cependant sous les cendres.

En ce qui concerne les établissements privés et confessionnels, les conditions ne sont pas pour autant réunies mais ils constituent la minorité passive dont le sort dépend de la satisfaction de la plate-forme revendicative des grévistes du public. Pour le Père Pierre-Chanel Affognon, c’est  « l’absence d’une convention entre l’État et l’Église en matière d’enseignement au Togo » qui constitue la première cause de la condition précaire des enseignants des écoles catholiques.

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