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CAN Total 2017 : A quoi a servi l’argent chinois investi au Gabon ?

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) est non seulement une compétition footballistique, mais c’est aussi et surtout une histoire de sous. Et en parlant d’argent, le football ne cesse d’engloutir d’énormes enveloppes de liasses de billets CFA, coupe après coupe. Le football est le sport le plus populaire au monde et c’est aussi l’un des marchés les plus lucratifs.

L’Afrique vibre depuis le 14 janvier 2017 au rythme de la 31ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Cette compétition, la plus prestigieuse de la Confédération Africaine de Football, est également la plus suivie en Afrique. Organisé tous les 2 ans, c’est la guerre des investisseurs et des contrats qui se joue avant la tenue de la compétition.

En décembre dernier, le président gabonais Ali Bongo et le président chinois Xi Jinping se sont rencontrés à Beijing pour consolider leur partenariat. Ali Bongo a saisi cette occasion pour remercier la Chine sans qui la CAN «  n’aurait pas pu avoir lieu ». Si le président gabonais est devenu le « partenaire privilégié » de la Chine, c’est parce que l’Empire du Milieu s’est fait une habitude de filer des stades aux pays organisateurs de la CAN et obtenir en retour des matières premières.

D’ailleurs, ce partenariat gagnant-gagnant porte ses fruits. Par exemple, en 2010, la Chine a déjà financé à hauteur de 500 millions de dollars et construit les quatre stades utilisés pour la compétition en Angola. Un investissement qui, sur le long terme, a évidemment servi les intérêts du gouvernement chinois. « Il n’est pas surprenant de découvrir que depuis 2010, la Chine est devenu le premier importateur de pétrole brut angolais. En sept ans, la Chine a acheté pour 27 milliards de dollars de pétrole, soit cinq fois plus que les États-Unis, le deuxième importateur », souligne Simon Chadwick, spécialiste de l’économie du sport à l’université de Salford.

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