Société

Togo : Le CACIT milite contre l’impunité des responsables de détournements de fonds

Le récent conseil des ministres tenu la semaine dernière a fait état de détournement de fonds à la Direction Régionale de l’Education suite à un audit. Une découverte à l’issue de laquelle le gouvernement a décidé de remettre le ou les coupables aux mains de la justice togolaise. La décision est saluée par le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT). Dans un communiqué, l’organisation demande au gouvernement d’étendre ce genre d’actions aux « gros pilleurs » de l’économie nationale.

Dans son communiqué le CACIT salue le gouvernement pour la démarche entreprise. «Nous avons  appris avec satisfaction la communication du Ministre des enseignements primaire et secondaire présentée lors du Conseil des Ministres du 19 janvier 2017 portant résultats de l’audit financier de la Direction générale de l’Education de la préfecture du Golfe et de Lomé Commune. Notre intérêt pour cette communication est d’autant plus grand relativement aux instructions de remettre l’auteur de ces délits à la disposition de la justice. Le CACIT salue cette action qui vise à éviter l’impunité des actes de corruption ».

Toutefois, note le CACIT  d’autres responsables de détournements de fonds sont à mettre derrière les barreaux. Le CACIT prend pour exemple le cas de l’aménagement de la route Lomé-Vogan-Anfoin, dont les tenants et les aboutissants courent tranquillement les rues et font la loi. Le Cacit « invite le Chef de l’Etat et le Gouvernement à étendre ces actions sur tous les domaines publics, notamment avec une enquête complète suivie de sanction dans la gestion des sociétés d’Etat, mais également dans le dossier de l’aménagement de la voie Lomé-Vogan-Anfoin ».

Le CACIT pense également que cette situation est parfois due au flou qui entoure les biens des hauts dignitaires. Par conséquent, l’organisation invite le chef de l’Etat « à prendre les mesures nécessaires pour l’application de l’article 145 de la Constitution togolaise qui fait obligation au Président de la République, aux ministres et aux Directeurs Généraux de déclarer leurs biens avant leur entrée en fonction ».

« Cela permettrait à l’Autorité de prévention et de lutte contre la Corruption de remplir efficacement sa mission, et à ses autorités concernées par ledit article de se rappeler du devoir citoyen de reddition de comptes au Peuple, seul propriétaire du patrimoine commun »,estime l’organisation de défense des biens humains.

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Umalis