Développement

Plus de 180 millions de dollars pour aménager l’axe Lomé- Cotonou

carte-boucle-ferroviere-afrique_0Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) vient de débourser  40,8 millions de dollars, au Togo et au Bénin, pour l’aménagement de 30km de routes entre les capitales des deux pays, et un programme de lutte contre l’érosion côtière. Le projet contribuera à sécuriser et renforcer l’axe Lomé – Cotonou, stratégique pour le commerce et la circulation des personnes dans la sous-région. Le projet est cofinancé par la Banque Islamique de Développement (BID), l’Union Européenne (UE), la Banque Ouest-africaine de Développement (BOAD), le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’UEMOA, et le Gouvernement du Togo pour un coût estimatif de 187,1 millions de dollar.

 

Bordant la côte entre Lomé et la frontière avec le Bénin, le tronçon routier Avépozo – Aného constitue un maillon menacé de l’axe qui relie les capitales togolaise et béninoise, et plus globalement du corridor routier Abidjan – Lagos.

Par le présent projet, la Banque contribue à la fois à l’élargissement de la route, permettant d’absorber le trafic croissant de véhicules, et des mesures de protections côtières : l’aménagement de 28 épis rocheux le long de la côte et le rechargement en sable de la plage devraient permettre de ramener la vitesse de recul de la côte à 1 mètre par an, contre 15 à 20 mètres par an à l’heure actuelle.

« La réalisation combinée des infrastructures routières et de protection côtière permettra, non seulement d’améliorer le niveau de service entre Lomé et Cotonou, mais surtout de préserver les vies humaines, le territoire national et les infrastructures socio-économiques de grande importance comme le corridor Abidjan-Lagos qui sont localisées le long de la côte togolaise » a souligné Lydie Ehouman, économiste des transports et coordinatrice du projet à la BAD.
Les ouvrages de protection côtière seront complétés par des mesures de renforcement institutionnelles pour les autorités Togolaises et Béninoise. Le projet financera ainsi la mise en place d’une structure de gestion de la côte, un programme d’activités génératrices de revenus pour les populations riveraines vulnérables ainsi que le lancement d’une série d’études de protection côtière.

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