Santé

Bilan / CEDEAO : La santé par les plantes, où en sommes-nous?

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Les praticiens de la médecine traditionnelle et de la médecine conventionnelle des quinze (15) pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) se sont réunis ce lundi à Lomé autour du thème : « La contribution de la pharmacopée traditionnelle dans la découverte des médicaments modernes, notamment pour le traitement des maladies émergentes ».

Ce 8ème congrès scientifique soutenue par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) est une rencontre afin de faire l’état des lieux et le bilan, notamment de cerner les réussites et les échecs de la pharmacopée traditionnelle afin d’en tirer des leçons pour l’avenir.

Selon Laurent Assogba, Directeur général adjoint de l’OOAS, ce séminaire a pour objectif à terme d’élaborer un bréviaire qui contient les plantes africaines, leur composition et ce qu’elles peuvent faire.

« Beaucoup de savants se sont mis ensemble pour étudier les plantes africaines de façon rationnelle pour guérir les maladies. Avec ce document, nous pouvons fabriquer nos propres médicaments qui seront moins chers, abordables pour tous et qui vont guérir beaucoup de maladies. Notre problème en Afrique, c’est de pouvoir documenter ce que nous avons. Avant la naissance de la médecine moderne, nos parents utilisaient les plantes », a-t-il expliqué.

Le président du réseau togolais de la phytothérapie, Essozimna Lakaza, souhaite que ce congrès permette de sensibiliser le décideur afin que l’engouement qu’il doit y avoir autour de la médecine traditionnelle soit toujours plus grand.

A cet effet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis en place un logiciel qui facilite le recensement des médicaments et des praticiens de la médecine traditionnelle, de sorte que lorsqu’on rentre dans le logiciel, on peut trouver une maladie donnée et les praticiens de la sous-région qui peuvent intervenir dans la guérison de cette maladie.

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