Justice

Démocratie au Togo, un sujet qui tient à cœur aux Etats-Unis

pius-agbetomey

Lors du passage du Togo à l’Examen périodique universel (EPU), le ministre de la Justice Pius Agbétomey, a pris soin de peindre un tableau presque idyllique de l’état de droit qu’est le Togo et a rappellé à quel point son pays a embrassé l’idéal de démocratie.

« Au plan politique et institutionnel, la démocratie est en marche. L’indépendance, la vitalité et la force des institutions de la République sont une réalité, avec notamment le renouvellement régulier des institutions de la République », a claironné le ministre de la Justice avec la fougue qu’on ne lui connait que trop bien.

Il a continué : « Sur le plan économique et financier, la situation est caractérisée par une progression de l’activité économique, du fait des retombées positives des mesures de soutien du gouvernement au secteur agricole, de la poursuite des grands travaux de renforcement des infrastructures économiques et de performance des règles financières. Les problèmes et les préoccupations qui jusqu’ici sont soulevés, seront réglés ».

Toutefois, n’étant pas dupes, les États-Unis ont ignoré cette image embellie en tendant néanmoins la main au Togo afin de l’aider à s’approprier encore plus du concept de démocratie. Se préoccupant au plus haut point de la situation politique dans notre pays, ils ont exhorter les gouvernants à « consolider le processus démocratique en organisant un référendum populaire sur la limitation du mandat présidentiel et à fixer une date et planifier la tenue des élections locales ». En définitif, la démocratie, pour les États-Unis, passe par deux impératifs : le renouvellement de la classe dirigeante et l’organisation régulière des élections locales. Deux résolutions qui constituent une épine dans les chaussures des tenants du pouvoir.

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