Economie

Le Togo occupe la 37ème place en matière de payement d’impôt

argents-cfaLe taux d’imposition appliqué aux PME au Togo  est moins important  que celui de la  Côte d’Ivoire ou encore du Maroc. C’est ce qu’indique Les résultats d’une étude menée par le Cabinet américain d’audit et de Conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) et la Banque Mondiale concernant la pression fiscale sur les Petites et Moyennes Entreprises (PME) en Afrique .Selon l’étude ce fait s’explique par  le taux d’imposition appliqué aux PME au Togo est  de 48,5% contre 49,3% au Maroc et 51,3% en Côte d’Ivoire.  Ce qui place le Togo à la 37eme place  des pays africains en matière d’imposition des PME.

L’étude dénommée « Paying Taxes 2017 »  prend en compte les impôts annuels et cotisations obligatoires des PME  de 190 pays notamment l’imposition des bénéfices, les cotisations et charges sociales supportées par l’employeur, la taxe foncière, l’impôt sur la transmission du patrimoine et l’imposition des dividendes.

Sur le plan africain, c’est le Lesotho qui vient en première position avec le taux d’imposition le moins élevé du continent (13,6%),  suivi de la Zambie (18,6%), de la Namibie (20,7%) et de l’Ile Maurice(21,8%).Les taux  d’impositions les plus élevés  reviennent aux Comores (216,7%) à l’Erythrée (83,7%) et à la Guinée Equatoriale (79,4%).

Ces données s’expliquent, note l’étude par  le fait que le  régime fiscal des PME a un impact sur les comportements des investisseurs et par ricochet sur la croissance économique et la création d’emploi.

« Un régime fiscal excessif diminue les investissements étrangers et nationaux ainsi que les initiatives entrepreneuriales.  Un régime fiscal favorable, par contre, élargit l’assiette fiscale et stimule la création des entreprises » peut on lire dans le rapport.

Un régime fiscal serait donc le plus recommandé  dans le cas des économies africaines qui s’appuient en grande partie sur le secteur privé et donc les PME.

Outre le régime fiscal, le financement  des PME a également été pointé par le rapport comme facteur de croissance des économies africaines.

 

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