Politique

Jean Pierre Fabre dénonce des réactions « partisanes » de la HAAC

jean-pierre-fabreDans une correspondance adressée au président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, Pitang TCHALLA, ce 11 décembre 2016, le président du parti Alliance Nationale pour le Changement accuse son correspondant d’être partial face à certaines décisions. Cette lettre fait suite aux deux premières envoyées par Jean Pierre Fabre dans une affaire de droit de réponse qu’il  exigeait suite à une lettre de Madame AWA Nana Daboya , présidente du HCRUUN à son endroit dans le journal officiel « Togo Presse ».

L’affaire remonte au 25 avril 2016, date où la présidente du Haut Commissariat pour la Réconciliation et le Renforcement de l’Unité Nationale   a adressé une note au président de l’ANC sur la question de la mise en œuvre des recommandations de la CVJR.  Une lettre publiée dans le quotidien national Togo Presse à laquelle le président de l’ANC a répondu. Cependant Jean Pierre Fabre estime que sa réponse devrait être également publiée dans Togo Presse dans les mêmes conditions que la présidente du HCRRUN.  Chose qu’il a promptement exigée a travers un premier courrier le 5 juillet dernier mais qui n’a pas été faite.

S’ensuivra une deuxième lettre exhibant les mêmes  réclamations sans gain de cause. Ce troisième courrier  vient selon lui, dénoncer le silence des autorités de la HAAC.
« Après près de cinq mois, Togo-Presse n’a pas publié notre lettre et l’exercice de notre droit de réponse, garanti par la loi, est bafoué », écrit Jean Pierre Fabre
qui rappelle que «  l’une des missions dévolues par le législateur à la HAAC est de garantir le caractère pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans les médias ».
« Pour donner à la HAAC les moyens de sa mission, la loi organique N° 2004-021 qui l’a créée, fait d’elle en son article 1er : « une institution indépendante vis-à-vis des autorités administratives, de tout pouvoir politique, de toute association et de tout groupe de pression », fustige Jean Pierre Fabre.

« Le constat déplorable est que les hommes et les femmes, qui dirigent ces institutions, sont, en raison notamment de leur appartenance politique et des conditions de leur nomination, des obligés du système RPT/UNIR, incapables d’assumer et d’exercer leur indépendance à l’égard des pouvoirs publics qu’ils s’emploient à défendre à tout prix. », a déploré le président de l’ANC en concluant sa note.

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